
Ocicat
L'Ocicat est une race entièrement domestique qui imite visuellement l'ocelot sauvage sans en partager le moindre gène. Né en 1964 d'un croisement accidentel entre un Abyssin et un Siamois aux États-Unis, puis affiné avec l'American Shorthair, il combine une robe spotted tabby à taches arrondies et contrastées avec un tempérament athlétique, sociable et remarquablement entraînable — souvent décrit comme un chien dans un corps de chat.
- Poids
- 2.5 à 7kg
- Hauteur
- 25 à 35cm
- Espérance de vie
- 15ans
- Coût mensuel
- 55 à 100€
Profil de personnalité
Notes attribuées sur des axes mesurés, seuil de confiance de la donnée : élevé.
Vivre avec un Ocicat
Description
Le format est semi-foreign, musclé et bien proportionné, trompeur au toucher : l'animal paraît léger à l'œil mais se révèle sensiblement plus lourd à la prise en main, signe d'une musculature dense. Le corps est long et athlétique, les pattes fortes, la queue de longueur moyenne à longue et effilée. La tête forme un triangle légèrement assoupli avec des pommettes marquées et un museau à légère suggestion carrée — ni aussi allongé que le Siamois ni aussi rond que le Britannique. Les oreilles sont de taille moyenne, préférablement avec un pinceau au bout. Les yeux sont en ovale prononcé et peuvent être de n'importe quelle couleur sauf le bleu. La signature absolue de la race est sa robe spotted tabby : des taches arrondies ou en forme d'empreinte de pouce, grandes, nettement délimitées, qui contrastent fortement avec un fond plus clair. Les taches se répartissent sur les flancs, l'abdomen, les membres et la queue selon un patron régulier. Le poil est court, satiné et serré, sans sous-poil abondant. Six couleurs de base sont reconnues par le LOOF : tawny (brun), chocolate, cinnamon, blue, lilac et fawn, chacune disponible en version silver où le sous-poil blanc intensifie le contraste des taches. Mâles 4-7 kg, femelles 2,5-5 kg.
Tempérament
Éleveurs et fédérations le décrivent unanimement comme un « chien dans un corps de chat » — et la formule n'est pas usurpée. Il répond à son prénom, suit ses propriétaires de pièce en pièce, accepte la marche en harnais et la laisse après un apprentissage progressif, et peut rapporter des jouets de manière spontanée. Son intelligence est élevée, sa motivation par le jeu et les récompenses alimentaires rend le clicker training particulièrement efficace. La sociabilité est l'une des caractéristiques les plus marquées de la race : contrairement au Bengal ou à l'Abyssin, qui peuvent se montrer réservés face aux inconnus, il accueille généralement les visiteurs avec une curiosité ouverte. Il tolère bien les enfants et les autres animaux, y compris les chiens. Sa vocalité est modérée : plus discret que le Siamois dont il hérite partiellement, il communique par trilles et miaulements doux. La solitude prolongée lui convient peu — un foyer absent en journée devrait lui associer un second chat pour prévenir l'ennui.
Éducation
C'est sans doute la race féline la plus entraînable qui soit — le score de trainabilité maximal (5/5) reflète une réalité documentée par les éleveurs et les fédérations. Le clicker training donne des résultats rapides et durables : rapport d'objets, slalom entre les jambes, saut à travers un cerceau, traversée de tunnel, réponse au prénom, position assise, petits parcours d'agilité. La marche en harnais est non seulement possible, mais souvent spontanément recherchée. Les séances gagnent à rester courtes (5 à 10 minutes) et quotidiennes, sur renforcement positif, récompense alimentaire ou jeu. Aucune coercition n'est tolérée, en revanche la résistance à la frustration est inhabituelle chez un chat : il persévère volontiers face à un puzzle difficile. L'absence d'entraînement actif laisse une race sous-stimulée qui cherche à s'occuper seule, parfois aux dépens du mobilier.
Alimentation
L'énergie est soutenue, sans atteindre le niveau extrême du Bengal ou de l'Abyssin : sa dépense calorique est modérée à élevée. Pour un adulte de 5 kg actif, prévoir 230-300 kcal/jour selon le niveau d'activité et la stérilisation. La prédisposition à l'urolithiase uratée oriente vers une alimentation favorisant l'acidification urinaire et une hydratation maximale : alterner croquettes premium haute teneur en protéines animales (≥40 %) avec de la pâtée de qualité en complément. Une fontaine à eau encourage l'hydratation spontanée. Éviter les aliments riches en purines (abats en excès) qui favorisent la formation de cristaux d'urate. Fractionner en 2-3 repas par jour. La race est peu sujette à l'obésité grâce à son niveau d'activité, mais surveiller le poids après stérilisation.
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Conditions de vie
La vie en appartement lui convient à condition de disposer d'un espace suffisant et d'une stimulation régulière. Un logement étroit est déconseillé pour un chat dont l'énergie est soutenue (niveau 4/5) : compter 60 m² au minimum, ou mieux une maison avec jardin, avec des structures verticales (arbre à chat ≥ 1,80 m, étagères murales) et 20 à 30 minutes de jeu interactif par jour. Contrairement au Bengal, la race ne requiert pas nécessairement un accès extérieur : un appartement bien aménagé convient, notamment grâce à son tempérament moins explosif. La marche en harnais est une option enrichissante que la race adopte volontiers. La chaleur est bien supportée (héritage Abyssin), le froid plus modérément. Il s'épanouit dans les foyers actifs et cherche la compagnie humaine ou animale de manière continue.
Entretien & toilettage
Le pelage court et serré est l'un des plus faciles à entretenir du monde félin. Un passage au gant de toilettage une fois par semaine suffit pour éliminer les poils morts et maintenir le brillant satiné de la robe. La race mue peu, sans pic saisonnier marqué. Aucun bain régulier n'est nécessaire. L'absence de sous-poil abondant limite l'accumulation de poils sur les textiles — avantage notable par rapport aux races à poil mi-long. Contrôler les oreilles et nettoyer si du cérumen s'accumule. La denture doit être surveillée, notamment dans les lignées héritant de la sensibilité gingivale abyssine. Couper les griffes toutes les 3-4 semaines.
Santé
Aucune maladie génétique propre à la race n'est documentée au même niveau que chez le Bengal (PRA-b, PKDef) ou l'Abyssin (rdAc, amyloïdose). Son principal risque documenté est l'urolithiase uratée : des études vétérinaires placent la race avec un odds ratio de 16,8 pour ce type de calculs urinaires comparé aux autres races — un risque non négligeable qui justifie un bilan sanguin et urinaire annuel dès l'âge de 3 ans et une hydratation optimale (pâtée en complément, fontaine à eau). Le risque de pyomètre est également rapporté comme supérieur à la moyenne chez les femelles non stérilisées — la stérilisation précoce est recommandée. Par transmission héréditaire des races parentales (Abyssin, Siamois), une susceptibilité à la cardiomyopathie hypertrophique (HCM) et à l'atrophie progressive de la rétine (PRA) est théoriquement possible : la CFA recommande un dépistage chez les reproducteurs. Exiger d'un éleveur sérieux un bilan cardiologique échocardiographique des parents et un historique sanitaire de la lignée. En dehors de ces points, la race jouit d'une excellente robustesse générale, avec une espérance de vie longue de 14 à 18 ans selon les sources.
Histoire de la race
Tout commence en 1964 dans le Michigan (États-Unis), avec un croisement non prémédité réalisé par l'éleveuse Virginia Daly, qui cherchait à produire des Siamois à points tigrés en croisant un mâle Abyssin avec une femelle Siamois seal point. La portée résultante comportait un chaton mâle inattendu, tacheté comme un ocelot, baptisé Tonga par la fille de Virginia — d'où le nom Ocicat, contraction d'« ocelot » et « cat ». Tonga fut castré et offert comme animal de compagnie, mais la découverte alerta d'autres éleveurs qui reproduisirent le croisement délibérément. L'American Shorthair fut ultérieurement intégré pour densifier l'ossature et introduire le gène silver absent des deux races parentales initiales. La CFA enregistre la race dès 1966 mais lui accorde le statut de championnat seulement en mai 1987 ; la TICA et la FIFé reconnaissent la race respectivement en 1986 et 1992 ; le GCCF britannique lui accorde le championnat en 2006. En France, les premiers Ocicats arrivent en 1989 ; la race reste confidentielle au LOOF malgré une popularité croissante, souvent confondue avec le Bengal par le grand public.
Pour préparer l'arrivée d'un Ocicat
Quatre essentiels à prévoir avant le premier jour.
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FAQ : Ocicat
Sources
- Wikipédia FR — Ocicat · Race créée en 1964 par Virginia Daly (Michigan). Croisements Abyssin × Siamois puis American Shorthair. Reconnaissance TICA et CFA 1986-1987. Premier Ocicat en France 1989.
- Wikipédia EN — Ocicat · CFA championship May 1987. 12 couleurs reconnues (6 de base + silvers). Urate urolithiasis odds ratio 16.8 vs autres races. Pyomètre supérieur à la moyenne chez les femelles.
- Royal Canin FR — Fiche Ocicat · Espérance de vie 15-18 ans. Race confiante, sociable, patiente avec enfants et autres animaux. Entretien du pelage minimal.
- CFA — Ocicat Breed Profile · Standard CFA : medium-to-large musclé, taches thumb-print shaped à contraste élevé. 12 couleurs en 8 classes. Championship 1987. Dépistage HCM, amyloïdose et PRA recommandé chez reproducteurs.
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