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Cymric
Photo : Robertlucien · Wikimedia Commons · CC-BY-3.0

Cymric

Chats à poil long · TICA · Île de Man (Royaume-Uni) / Canada

Le Cymric est la version à poil mi-long du Manx, issu de la même mutation d'absence de queue née sur l'île de Man. Son corps cobby trapu, son arrière-train surélevé et sa démarche caractéristique le rendent immédiatement reconnaissable. La race porte un enjeu génétique sérieux : le gène responsable de l'absence de queue est létal à l'état homozygote, et une proportion de chatons développent le syndrome de Manx, affection vertébrale et neurologique irréversible. Son élevage requiert une sélection rigoureuse et un suivi vétérinaire précoce.

Poids
3 à 5.5kg
Hauteur
25 à 35cm
Espérance de vie
13ans
Coût mensuel
65 à 120

Profil de personnalité

Énergie 3/5
Indépendance 3/5
Facilité d'éducation 3/5
Entente avec les enfants 4/5
Vocalité 2/5
Espace nécessaire 3/5
Attachement au foyer 4/5
Accueil des inconnus 3/5
Entente avec les chats 4/5
Entente avec les chiens 3/5
Entretien du poil 3/5
Besoin d'exercice 3/5
Profil de personnalité : CymricÉnergieÉducationEnfantsVocalitéExerciceEntretienCymric
Données du radar de personnalité
RaceÉnergieÉducationEnfantsVocalitéExerciceEntretien
Cymric334233

Notes attribuées sur des axes mesurés, seuil de confiance de la donnée : moyen.

Vivre avec un Cymric

Description

Le format est cobby prononcé : corps court, trapu et solidement musclé, ossature dense, poitrine large et arrondie. Trait distinctif : les pattes arrière sont nettement plus longues que les pattes avant, ce qui surélève l'arrière-train et confère à la race sa démarche oscillante souvent décrite comme celle d'un lapin au trot. La tête est ronde et large, avec des joues pleines, des oreilles bien écartées et légèrement arrondies au sommet. Le pelage est mi-long à long, dense, avec une double couche bien développée — sous-poil laineux épais et couverture extérieure soyeuse. Une collerette se développe autour du cou, les culottes sont marquées sur les pattes arrière et la touffe caudale est fournie. Toutes les couleurs et patrons traditionnels sont acceptés, à l'exception des colorpoints dans certains registres. Le point le plus variable de la race est la queue : quatre morphotypes sont reconnus selon l'expression du gène Mx. Le « rumpy » est totalement dépourvu de queue, avec parfois une simple cavité palpable à l'emplacement des dernières vertèbres caudales. Le « rumpy-riser » présente un très court moignon non visible à l'œil nu mais palpable. Le « stumpy » dispose d'un moignon de 2 à 5 cm de vertèbres partiellement fusionnées. Le « longy » (ou « taily ») a une queue d'apparence presque normale mais raccourcie. Mâles : 4 à 5,5 kg. Femelles : 3 à 4,5 kg. Espérance de vie moyenne : 12 à 15 ans chez les sujets non atteints par le syndrome de Manx.

Chat installé sur un fauteuil en rotin, dans un salon clair
Salon

Tempérament

Chat affectueux et équilibré, il est attaché à son foyer sans être envahissant. Il développe des liens étroits avec ses propriétaires et les suit avec discrétion dans leurs activités quotidiennes, sans réclamer une attention constante. Son tempérament est généralement doux et posé : il tolère les enfants respectueux et cohabite sans friction majeure avec d'autres chats présentés progressivement. Sa vocalisation est rare et discrète — il s'exprime peu, au contraire de races orientales. Il reste joueur à l'âge adulte, avec une activité modérée : il apprécie les sessions de chasse simulée et les jeux d'interaction, sans l'intensité d'un Bengal ou d'un Abyssin. Sa morphologie particulière — pattes arrière plus longues, démarche oscillante — ne l'empêche pas d'être agile et de bondir avec efficacité. Il est généralement ouvert aux inconnus après une courte période d'observation, sans méfiance excessive. Sa robustesse naturelle et son équanimité en font un chat adapté aux familles stables.

Éducation

C'est un chat coopératif et réceptif au renforcement positif. Il apprend facilement les routines domestiques — utilisation du transport, tolérance au brossage, acceptation des soins vétérinaires — à condition que la socialisation soit installée tôt et de manière progressive. Pour les sujets dont le suivi neurologique est nécessaire (syndrome de Manx), habituer les chatons dès leur arrivée aux manipulations de l'arrière-train, aux palpations abdominales et aux examens vétérinaires réguliers est une priorité pratique. Des séances courtes (5 à 8 minutes), basées sur la friandise ou le jeu, donnent de meilleurs résultats que des sessions longues. Son niveau d'énergie modéré ne le prédispose pas aux exercices d'agilité intense, mais des jeux de chasse réguliers (cannes à plumes, jouets mobiles) entretiennent sa vivacité mentale et sa condition physique.

Chat installé sous une table en bois, dans une cuisine claire
Cuisine

Alimentation

La race n'a pas de besoins nutritionnels spécifiques, mais sa morphologie trapue et son niveau d'activité modéré imposent une surveillance du poids. Favoriser une alimentation à haute teneur en protéines animales (≥35 %), modérée en lipides et pauvre en glucides. Deux repas fractionnés par jour sont préférables à la gamelle en libre-service, particulièrement après stérilisation. Les sujets atteints de mégarectum ou de constipation chronique liée au syndrome de Manx bénéficient d'une alimentation riche en fibres et d'une hydratation accrue — la ration humide partielle est alors recommandée. Une alimentation enrichie en taurine soutient la fonction cardiaque dans la durée. Pour les chatons, une alimentation chaton premium jusqu'à 12 mois.

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Chat perché en hauteur, à l'entrée d'une pièce
Entrée

Conditions de vie

Il s'adapte à la vie en appartement comme en maison, pour peu que son environnement soit enrichi. Un appartement de taille standard (40 à 60 m²) avec quelques structures verticales accessibles, un griffoir et des jouets rotatifs suffit à son équilibre. Son niveau d'énergie modéré ne nécessite pas de grandes surfaces, mais une stimulation mentale et physique régulière reste indispensable pour prévenir l'ennui. Un accès à un espace extérieur sécurisé — balcon grillagé, enclos — constitue un enrichissement appréciable. Sa tolérance au froid est correcte grâce à son double pelage. En revanche, une vigilance particulière s'impose pour les sujets porteurs du syndrome de Manx : une maison sans escaliers raides ni hauteurs importantes facilite leur quotidien si des troubles moteurs ou sensitifs sont présents. La cohabitation avec des chiens est envisageable sous réserve d'une introduction progressive et respectueuse des codes félins.

Chat en train de faire sa toilette, dans la lumière du matin
Salle de bain

Entretien & toilettage

Le double pelage mi-long nécessite un brossage régulier mais reste moins contraignant qu'un Persan ou un Himalayen à poil cotonneux. En régime normal, deux à trois brossages par semaine suffisent pour éliminer les poils morts et prévenir la formation de nœuds. Utiliser un peigne métallique à dents larges pour démêler la couche externe, suivi d'un peigne fin pour le sous-poil. Les zones sensibles aux nœuds sont l'arrière des oreilles, les aisselles et les culottes — inspecter en priorité à chaque séance. En période de mue saisonnière printanière, le sous-poil tombe massivement : intensifier à quatre passages par semaine pendant trois à quatre semaines. Un bain reste rare (une à deux fois par an), le pelage étant peu sujet aux odeurs et à l'encrassement. Nettoyer les oreilles périodiquement avec un produit vétérinaire adapté. Couper les griffes toutes les trois à quatre semaines pour les individus en intérieur strict.

Chat au repos sur un plaid clair
Carnet de santé

Santé

Le profil sanitaire est dominé par deux réalités génétiques indissociables de la race : la létalité homozygote du gène Mx et le syndrome de Manx. Gène Mx et létalité homozygote. Le gène responsable de l'absence de queue (identifié comme une mutation du gène brachyury en 2013) est de transmission autosomique dominante. Les chats porteurs d'une seule copie (Mx/+) survivent et présentent les différents morphotypes de queue. Les chats porteurs de deux copies (Mx/Mx) ne sont pas viables : ils meurent par résorption fœtale in utero, représentant statistiquement environ 25 % des conceptus dans toute portée Cymric × Cymric. Ce mécanisme rend impossible l'élevage de chats totalement homozygotes, et explique pourquoi les portées sont structurellement plus petites que la moyenne. Syndrome de Manx. C'est la pathologie la plus grave de la race. Ce syndrome regroupe un ensemble de malformations du développement de la colonne vertébrale lombo-sacrée, causées par l'expression excessive du gène Mx sur les vertèbres terminales. Les études disponibles indiquent qu'environ 30 % des rumpies étudiés sont affectés — les formes les plus sévères concernant surtout les sujets sans queue (rumpies), chez qui la mutation s'exprime avec la plus grande intensité. Les manifestations cliniques incluent : spina bifida partielle (fermeture incomplète de l'arc vertébral dorsal), mégarectum (distension anormale du rectum entraînant une constipation sévère), incontinence urinaire et/ou fécale par atteinte des nerfs lombo-sacrés contrôlant la vessie et le rectum, troubles de la démarche ou paralysie partielle des membres postérieurs dans les cas sévères. Les symptômes apparaissent généralement entre 4 et 6 mois, parfois plus tôt. Un chaton asymptomatique à 6 mois est considéré peu susceptible de développer une forme grave, sans que cela constitue une garantie absolue. Détection et élevage éthique. Aucun test ADN ne permet actuellement de dépister le syndrome de Manx avant l'apparition des symptômes cliniques — le diagnostic repose sur l'observation comportementale (troubles de la miction, défécation, démarche anormale) et l'imagerie (radiographie ou IRM de la colonne lombo-sacrée). Les éleveurs sérieux évitent de croiser deux rumpies entre eux, favorisant les rumpies-risers et les stumpies qui expriment le gène avec moins d'intensité. Tout chaton doit bénéficier d'un suivi vétérinaire attentif entre la naissance et le sixième mois. Les chatons présentant des signes de syndrome de Manx nécessitent une prise en charge palliative (gestion de la constipation, sondages vésicaux si nécessaire, antalgiques). Aucun traitement curatif n'existe. La cardiomyopathie hypertrophique (HCM) est documentée dans la race sans prévalence précise publiée à ce jour ; un suivi échocardiographique des reproducteurs à partir de 2 ans est recommandé par précaution.

Histoire de la race

L'histoire du Cymric commence sur l'île de Man, petit territoire insulaire situé entre la Grande-Bretagne et l'Irlande. L'isolement géographique de cette île a favorisé la fixation d'une mutation spontanée du gène brachyury, entraînant l'absence ou la réduction marquée de la queue chez les chats locaux. Cette population insulaire, connue sous le nom de Manx, constitue le socle génétique de la race. Des chats à poil long ont vraisemblablement existé dans la population manxoise depuis longtemps, mais c'est au Canada, dans les années 1960-1970, que des éleveurs ont délibérément sélectionné et développé la variante longue. L'éleveur canadien Blair Wright et l'Américaine Leslie Falteisek sont crédités des premiers travaux de standardisation de la race à poil long. Le nom retenu par ces éleveurs canadiens est lui-même une curiosité nomenclaturale, sans rapport avec l'origine manxoise de la race. La Canadian Cat Association est la première organisation à le reconnaître, en 1970. La CFA (Cat Fanciers' Association) américaine l'accepte en 1989 sous la désignation « Longhaired Manx », refusant le nom Cymric et le traitant comme une variété du Manx plutôt que comme une race distincte. La TICA (The International Cat Association) et certaines organisations européennes le reconnaissent sous le nom Cymric comme race à part entière. En France, ni le Manx ni le Cymric ne figurent dans les races reconnues par le LOOF — la race reste confidentielle en France et en Europe continentale, plus présente dans les pays anglo-saxons et en Amérique du Nord. L'enjeu éthique lié au syndrome de Manx a ralenti son développement en élevage structuré. Des discussions sur l'éthique de sélection ont conduit plusieurs organisations, dont le GCCF britannique, à encadrer strictement les appariements.

Le budget

Estimation par fourchettes, à partir des données de la fiche et de votre situation.

Combien va vous coûter un Cymric ?

Les montants sont des ordres de grandeur calculés à partir de la fourchette de la fiche et de votre situation. Ce ne sont pas des tarifs commerciaux.

Alimentation, litière et soins courants (fiche : 65 à 120 €)
93 €/mois
Régime alimentaire (standard)
inclus
Assurance santé
18 €/mois
Accessoires (arbre à chat, bac, transport ; amortis 10 ans)
3 €/mois
Coût mensuel total
113 €
Coût sur 10 ans
13 610 €

Cette race vs moyenne du catalogue (12 830 € sur 10 ans)

moyenne du catalogue

Pour préparer l'arrivée d'un Cymric

Quatre essentiels à prévoir avant le premier jour.

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FAQ : Cymric

Sources

  • Wikipédia FR — Cymric (chat) · Origine île de Man, mutation insulaire gène brachyury. Éleveurs canadiens Blair Wright et Leslie Falteisek, années 1960-70. Nom Cymric du gallois Cymru. Reconnaissance CCA 1970, CFA 1989 comme Longhaired Manx. Morphotypes queue : rumpy, rumpy-riser, stumpy, longy.
  • Wikipédia EN — Manx cat (génétique et syndrome) · Gène brachyury dominant identifié 2013. Homozygotes Mx/Mx létaux in utero (~25% des conceptus). Manx syndrome : spina bifida, mégarectum, incontinence, paralysie postérieure — affecte ~30% des rumpies étudiés. Élevage éthique : éviter croisement rumpy × rumpy. GCCF et ACF encadrent les appariements.
  • Wikipédia EN — Cymric cat · Race développée au Canada années 1960-70. Poil mi-long, double couche dense. Corps medium 3-5 kg. Pattes arrière plus longues. TICA et FIFé reconnaissent comme race distincte ; CFA traite comme variété Manx.
  • LOOF — Races de chat reconnues · Ni le Cymric ni le Manx ne figurent dans les races officiellement reconnues par le LOOF au moment de la rédaction (mai 2026).

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Comparer les races

Manx

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3.5 à 5.5 kg

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Européen

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Norvégien des forêts

Chats à poil mi-long

3.5 à 9 kg

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Voir aussi : British Longhair