
British Longhair
Le British Longhair est la variante à poil mi-long du British Shorthair, née de la réapparition du gène récessif du poil long introduit lors des croisements avec le Persan après les guerres mondiales. Reconnu séparément par le LOOF en 2000, puis par la TICA et la WCF en 2009, il partage la même morphologie cobby et le même tempérament placide que son cousin à poil court, avec en prime une robe dense et soyeuse qui lui confère un port d'une élégance discrète.
- Poids
- 3 à 8kg
- Hauteur
- 30 à 38cm
- Espérance de vie
- 13ans
- Coût mensuel
- 70 à 120€
Profil de personnalité
Notes attribuées sur des axes mesurés, seuil de confiance de la donnée : élevé.
Vivre avec un British Longhair
Description
Le format est semi-cobby, compact et musclé, identique à celui du British Shorthair : ossature robuste, poitrine large, membres courts et forts, queue épaisse aux deux tiers de la longueur du corps. Sa tête est parfaitement ronde, ornée de joues pleines et rebondies — encore plus marquées chez les mâles adultes — avec un museau court, un menton ferme et de grands yeux ronds. La différence centrale avec le British Shorthair réside dans le pelage : mi-long, soyeux et légèrement ondulé en surface, avec un sous-poil dense qui lui donne un volume plush caractéristique. La robe est reconnue dans toutes les couleurs et tous les motifs admis chez le British Shorthair : unicolore (dont le bleu emblématique), tabby, bicolore, tortie, colourpoint, silver shaded, golden. Les mâles atteignent 5 à 8 kg avec un dimorphisme marqué par rapport aux femelles (3 à 5 kg). La maturité est lente, comme chez le British Shorthair : la race n'atteint son plein développement qu'entre 3 et 5 ans. Espérance de vie : 13 ans.
Tempérament
Le tempérament est celui du British Shorthair : posé, calme, d'une sérénité naturelle qui en fait l'un des compagnons les moins exigeants du registre. Il est affectueux à sa manière — il apprécie la présence de ses propriétaires, les suit discrètement sans jamais réclamer l'attention — et préfère généralement les quatre pattes au sol aux bras de ses maîtres. Sa voix est douce et rare : il vocalise peu, et uniquement à bon escient. Passé l'âge de 2 ans, son côté joueur s'efface au profit d'une vie contemplative et sereine. Il tolère bien la solitude diurne, ce qui en fait un chat de choix pour les foyers où les propriétaires travaillent en dehors. Sa docilité est remarquable : il ne griffe et ne mord quasiment jamais. Il cohabite sans difficulté avec les enfants et les autres animaux correctement introduits. Son indépendance n'est pas de la froideur — c'est une forme de dignité tranquille.
Éducation
L'enthousiasme pour l'apprentissage n'est pas la marque de la race, mais son intelligence calme et son attachement discret à ses propriétaires le rendent réceptif aux exercices basés sur le renforcement positif. Il peut apprendre à répondre à son prénom, à accepter le transport en caisse et à se soumettre au brossage hebdomadaire sans résistance — ce dernier point est particulièrement important compte tenu de son pelage mi-long. Les séances doivent être courtes (5 minutes maximum), régulières et jamais coercitives : ce chat se ferme à toute contrainte physique. Les récompenses alimentaires sont efficaces mais doivent être intégrées dans la ration journalière pour ne pas favoriser la prise de poids.
Alimentation
Comme chez le British Shorthair, on trouve ici un appétit naturellement élevé, un métabolisme lent et un mode de vie sédentaire : la prévention de l'obésité est l'enjeu nutritionnel central de la race. Éviter impérativement la gamelle en libre-service ; préférer deux à trois repas fractionnés quotidiens avec des quantités strictement mesurées. Favoriser une alimentation riche en protéines animales et modérée en glucides pour préserver la masse musculaire sans favoriser le stockage lipidique. Après la stérilisation, réduire la ration d'environ 20 % pour compenser le ralentissement métabolique. La taurine doit être présente en quantité adéquate pour le soutien cardiaque, particulièrement pertinent compte tenu du risque HCM. Après 7-8 ans, une formule pauvre en phosphore aide à ménager la fonction rénale — pertinent au vu du risque PKD, qu'elle ne prévient pas pour autant.
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Conditions de vie
La vie en appartement lui convient remarquablement : son niveau d'énergie bas et son tempérament posé en font un excellent chat d'intérieur, même dans un espace de taille modeste. Il n'a pas besoin de grandes superficies ni de structures d'escalade complexes. Un griffoir solide, un poste d'observation (rebord de fenêtre, coin surélevé) et quelques séances de jeu interactif par semaine suffisent à son équilibre. Sa tolérance au froid est bonne — héritage du climat britannique et de son pelage dense — mais il supporte moins bien les fortes chaleurs estivales. Sa tendance naturelle à la sédentarité et à la suralimentation impose une surveillance du poids, particulièrement chez les sujets stérilisés d'intérieur.
Entretien & toilettage
Le pelage mi-long est plus exigeant que celui du British Shorthair à poil court, mais reste d'entretien raisonnable comparé aux grandes races à poil long. Un brossage hebdomadaire avec un peigne métallique à dents moyennes suffit en dehors des périodes de mue pour éliminer les poils morts, prévenir la formation de nœuds et conserver la texture soyeuse caractéristique. En période de mue printanière ou automnale, intensifier à 2 à 3 fois par semaine pendant 2 à 3 semaines pour limiter l'ingestion de poils et l'accumulation de touffes. Porter une attention particulière aux zones de friction (aisselles, arrière des oreilles, pli de l'aine) où les nœuds se forment en premier. Aucun bain régulier n'est nécessaire. Nettoyer les yeux avec un coton humide en cas de sécrétions, et contrôler régulièrement les oreilles.
Santé
Les prédispositions génétiques sont celles du British Shorthair, et les tests ADN à exiger sont identiques. La cardiomyopathie hypertrophique (HCM) est la priorité : la mutation HCM3 spécifique au groupe British touche environ 20 % des mâles selon une étude danoise portant sur 329 sujets ; le test ADN correspondant doit être exigé négatif sur les deux parents reproducteurs. La polykystose rénale (PKD1), héritée des croisements historiques avec le Persan, provoque la formation de kystes rénaux conduisant à une insuffisance rénale progressive — le test ADN PKD1 doit également être fourni pour les deux parents. L'hémophilie B (déficit en facteur IX de coagulation) constitue une troisième prédisposition testable par ADN. Une spécificité à noter : le groupe sanguin B est plus fréquent chez les British que dans la plupart des races, ce qui expose les chatons à un risque d'érythrolyse néonatale si la mère est de type B et les chatons de type A. Un contrôle du groupe sanguin des reproducteurs est recommandé. Sur le plan métabolique, la forte tendance à la sédentarité impose un suivi alimentaire strict pour prévenir l'obésité.
Histoire de la race
L'histoire de la race est indissociable de celle du British Shorthair jusqu'au début du XXe siècle. Après les deux conflits mondiaux qui décimèrent les effectifs félins britanniques, des croisements furent effectués pour relancer la race, notamment avec des Persans. Ces croisements introduisirent accidentellement le gène récessif du poil long (allèle l) dans la population British Shorthair. Des chatons à poil mi-long apparaissaient alors sporadiquement dans les portées, mais ils étaient systématiquement écartés des programmes d'élevage pendant des décennies — considérés comme des « accidents » sans intérêt standard. Ce n'est qu'à partir des années 1980-1990 qu'une poignée d'éleveurs européens, principalement allemands et suisses, commencèrent à sélectionner ces sujets à poil long de manière raisonnée, en travaillant à fixer le type cobby du British tout en développant la longueur du pelage. La reconnaissance officielle suivit progressivement : le LOOF admit la variété en 2000, la TICA et la WCF en 2009, puis la FIFé. La race reste peu nombreuse par rapport au British Shorthair, dont chaque portée peut produire des chatons porteurs du gène l/l selon le génotype des parents.
Pour préparer l'arrivée d'un British Longhair
Quatre essentiels à prévoir avant le premier jour.
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FAQ : British Longhair
Sources
- Wikipédia FR — British Longhair · Descendant direct du British Shorthair. Gène poil long introduit via croisements Persan post-WWI. Reconnaissance LOOF 2000, TICA et WCF 2009. Poids 3-7 kg. Risque érythrolyse néonatale (groupe sanguin B fréquent).
- Wikipédia EN — British Longhair · Mâles 4-8 kg, femelles 3-5 kg. HCM : 20,4 % des mâles (étude danoise 329 sujets). PKD1 risque élevé héritage croisements Persan. Médiane survie Suède >12,5 ans (54 % atteignent cet âge).
- Royal Canin FR — Fiche British Longhair · Tempérament calme, équilibré et paisible. Forte tendance à la sédentarité et à la prise de poids. Grooming soutenu requis. Sociable avec enfants et autres animaux.
- LOOF — Races de chat reconnues · Le British Longhair est reconnu par le Livre Officiel des Origines Félines depuis 2000, catégorie chats à poil mi-long.